<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>&#xe7;a sent pas la rose</title><link>http://rosarose.canalblog.com/</link><description>Ceci n&apos;est pas un vrai blog de fille. De toute fa&#xe7;on j&apos;ai jamais su faire les bracelets br&#xe9;siliens.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 15 Nov 2009 12:40:23 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Un concept tr&#xe8;s vendeur</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/12/14/7226800.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/12/14/7226800.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7226800/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/12/14/7226800.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;marchandeur&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/80/334753/20050787.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Et toi qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand(e) ? Dans le secret de leurs petits bouts de papier &#xe0; carreaux seyes, certains se seraient bien vus devenir m&#xe9;decins, mannequins, pr&#xe9;sidents, ministres ou, plus rarement, bons &#xe0; rien mais heureux en tous points. Pour ma part, j&apos;avais d&apos;abord bri&#xe8;vement (mais s&#xe9;rieusement) envisag&#xe9; d’&#xe9;pouser la carri&#xe8;re de coiffeuse vers l’&#xe2;ge 5 ans (j’aimais l’odeur du shampoing, les cancans et les casques chauffants). Et puis apr&#xe8;s avoir r&#xe9;alis&#xe9; que mon futur statut social de diva du brushing m&apos;obligerait &#xe0; cotoyer des poux et des teignes sur talons aiguilles, il me fallut songer &#xe0; une reconversion avant l&apos;heure. Deux ans plus tard ce fut la r&#xe9;v&#xe9;lation : dans le rayon des paquets de c&#xe9;r&#xe9;ales de l’hypermarch&#xe9; du coin, entre Choco Pops et Chocapic, je me trouvais &#xe0; un Carrefour de mon orientation professionnelle. Cette fois, c&apos;&#xe9;tait d&#xe9;cid&#xe9;, je voulais devenir vendeuse. &#xab; Mais pourquoi ? &#xbb; me demanda &#xe0; l’&#xe9;poque, l’air moqueur, un p&#xe9;diatre pas tr&#xe8;s psychologue. &#xab; Pour ranger des choses &#xbb;. Ma chambre puis mon appartement ont toujours &#xe9;t&#xe9; des zones de libre expression du d&#xe9;sordre ambiant mais plus &#xe0; une contradiction pr&#xe8;s, je r&#xea;vais donc &#xe0; 7 ans de &#xab; ranger des choses &#xbb;. Aligner les bocaux de petits pois, classer les CD par ordre alphab&#xe9;tique, pousser la maniaquerie au rayon fruits et l&#xe9;gumes en rangeant les pommes en pyramide (voir la pub de Ferrero Rocher, la f&#xea;te chez l’ambassadeur, pour comprendre). Je ne souhaitais pas rentrer dans les ordres mais simplement le faire r&#xe9;gner. Dieu, la vie, ma m&#xe8;re, la soci&#xe9;t&#xe9; et moi en avons d&#xe9;cid&#xe9; autrement. Je ne suis finalement pas devenue vendeuse mais pour cause professionnelle je fr&#xe9;quente assid&#xfb;ment les boutiques. J’ai donc un alibi pour observer ceux qui aujourd&apos;hui, &#xe0; l&apos;&#xe8;re du &#xab; payer en 8 fois sans frais ou presque, voir l&apos;ast&#xe9;risque en bas de la page &#xbb; et du &#xab; satisfait ou de toute fa&#xe7;on pas rembours&#xe9; &#xbb;, exercent ce dur m&#xe9;tier.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Cas n&#xb0;1&lt;/b&gt; : la &#xab; team &#xbb; de vendeuses hyst&#xe9;riques qui aimeraient bien qu’on devienne &#xab; friends &#xbb; (et si je d&#xe9;gaine ma CB, c’est encore plus &#xab; cool &#xbb;). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&#xab; Cette petite veste est top sur moi&#xbb;. C’est l’&#xe9;quipe de vendeuses en sitting devant ma cabine d’essayage qui le dit. Enfin c’est ce que j’ai cru lire sur les l&#xe8;vres de l’une d’elles car la musique est &#xe0; son maximum, &#xe0; &#xab; donf &#xbb; quoi. Je suis dans une boutique de jeunes et les jeunes aiment &#xe9;couter les derniers tubes electro &#xe0; fond. Le clich&#xe9; est tel qu’il m&#xe9;riterait bien une petite photo souvenir. Dites &#xab; cheese ! &#xbb;. &#xab; Le jeune &#xbb; est une marque d&#xe9;pos&#xe9;e, prot&#xe9;g&#xe9;e par l’INPI, Institut National de Pauvret&#xe9; Intellectuelle. Un coup d’œil dans la glace, je constate que je suis un peu trop boudin&#xe9;e dans mon socio-type. Entre jeunes, on se comprend. Bah, non justement. Au fait le prix de la veste ? 350 € en 100% coton. Un d&#xe9;tail puisque qu’ici on est entre amis. &#xc7;a fait du bien de se sentir en terrain conquis. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Cas n&#xb0;2&lt;/b&gt; : la Lucky Luke du pr&#xea;t-&#xe0;-porter qui te suit entre les portants plus vite que ton ombre. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Elle ne me l&#xe2;chera pas, je suis sa nouvelle proie. Le moindre de mes gestes est suivi d’une remarque encourageante. &#xab; Le violet, oui, c’est tr&#xe8;s tendance cette ann&#xe9;e &#xbb;. &#xab; On le vend tr&#xe8;s bien ce mod&#xe8;le &#xbb;, &#xab; vous voulez le passer ? &#xbb;, &#xab; nous l’avons &#xe9;galement en pistache, aubergine, framboise… &#xbb;. Elle dresse la liste, commence alors le supplice. Chacune campe sur ses positions. J’avance &#xe0; pas chass&#xe9;s, elle fait de m&#xea;me. Je fur&#xe8;te, elle me suit. Je fonce, elle tient la cadence. Une vraie lutte psychologique. Je feins d’ignorer son petit man&#xe8;ge, elle esp&#xe8;re co&#xfb;te que co&#xfb;te pouvoir me mener en bateau. Je jette finalement l’&#xe9;ponge ou plut&#xf4;t la serpilli&#xe8;re –un pull beige en cachemire- et me dirige vers la sortie. Score final : 0-0. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Cas n&#xb0;3&lt;/b&gt; : le vendeur de musique (DJ &#xe0; ses heures) qui attend la gloire derri&#xe8;re son comptoir. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Entour&#xe9; de ses coll&#xe8;gues/potes en gilets vert sapin et or (indice subliminal), il rigole, parle fort, peste contre des clients imaginaires quand un CD n&apos;est pas &#xe0; sa place et d&#xe9;croche, &#xe0; l&apos;occasion, son t&#xe9;l&#xe9;phone, fatigu&#xe9; d&apos;avance. Les malotrus qui cherchent la derni&#xe8;re compil’ de Franck Micha&#xeb;l sont pri&#xe9;s d&apos;aller voir chez Andr&#xe9; Rieu et Yvette Horner s&apos;il y est. Des t&#xe9;m&#xe9;raires se risquent tout de m&#xea;me &#xe0; lui demander des renseignements. &#xab; Vous cherchez ? &#xbb; hulule t-il en frappant rageusement sur son clavier. &#xab; Le dernier Lorie, c&apos;est pour ma fille &#xbb; l&#xe2;che dans un souffle, vaguement g&#xea;n&#xe9;, l&apos;int&#xe9;ress&#xe9;. Ah, le sadique. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Notez que ce cas n&#xb0;3 fonctionne aussi au rayon hi-fi, informatique, litt&#xe9;rature ou philosophie.&lt;br /&gt;Je termine par un hommage rendu &#xe0; une personne du troisi&#xe8;me &#xe2;ge que j’ai un jour entendue demander &#xe0; l’un de ces vendeurs en gilets vert et or : &lt;br /&gt;Elle : - vous avez le dernier Foucault ? &lt;br /&gt;Lui : - quel titre ? &lt;br /&gt;Elle : - je ne sais plus, je l’ai vu &#xe0; la t&#xe9;l&#xe9;.&lt;br /&gt;Lui : - le philosophe ? &lt;br /&gt;Elle : - non, Jean-Pierre Foucault l’animateur. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;L&apos;espace d&apos;un instant, cette inconnue a &#xe9;t&#xe9; la comique la plus dou&#xe9;e de sa g&#xe9;n&#xe9;ration. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;COUPURE PUBLICITAIRE A PEINE MENSONG&#xc8;RE&lt;/b&gt; : &lt;br /&gt;Vous pouvez aussi aller &lt;a href=&quot;http://posthit.canalblog.com/&quot;&gt;l&#xe0;-bas&lt;/a&gt;, sur &lt;a href=&quot;http://posthit.canalblog.com/&quot;&gt;POST HIT, &lt;/a&gt; un blog garanti avec des hommes torses nus et des femmes presques nues. A voir quoi. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;MERCI DE VOTRE ATTENTION&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 14 Dec 2007 12:06:00 GMT</pubDate></item><item><title>La t&#xe9;l&#xe9; commande</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/14/6891535.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/14/6891535.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6891535/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/14/6891535.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;zapping&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/31/28/334753/19094512.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;J’ai toujours r&#xea;v&#xe9; de d&#xe9;clarer, devant t&#xe9;moins, d’un ton tout ce qu’il y a de plus d&#xe9;finitif : je ne regarde plus la t&#xe9;l&#xe9;. Fini, basta, veuillez ne pas m’excuser pour cette interruption d&#xe9;finitive des programmes. J’aurai alors le temps de lire les oeuvres int&#xe9;grales (2 livres) d&apos;obscurs auteurs branch&#xe9;s, je me passionnerai pour des films de r&#xe9;alisateurs tch&#xe8;ques, je me donnerai le frisson en assistant &#xe0; des performances artistiques tr&#xe8;s ol&#xe9;-ol&#xe9;, je participerai &#xe0; des d&#xe9;bats philosophiques sur le pourquoi du comment, je hanterai les galeries d’art underground les plus en vue o&#xf9; le discours supplante le contenu. Et puis, je m&#xe9;priserai, bien s&#xfb;r, comme il se doit, les fid&#xe8;les fervents de la religion cathodique. La t&#xe9;l&#xe9; oubli&#xe9;e, je serai une femme totalement libre de mes choix. Enfin tout du moins dans la limite de ce que m’autorise Les inrockuptibles, Art Press et T&#xe9;l&#xe9;rama. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;H&#xe9;las, je suis tr&#xe8;s loin de cet &#xe9;tat d’ind&#xe9;pendance intellectuelle. Ce n’est pas faute d’avoir essay&#xe9; de d&#xe9;crocher pour de bon. &#xab; Tu veux qu’on regarde Ardisson ? &#xbb;. &#xab; Non merci, sans fa&#xe7;on &#xbb;. Vaillamment, j’ai ignor&#xe9; Fogiel, snob&#xe9; Ruquier, je me suis gauss&#xe9; des sourcils d’Emmanuel Chain et moqu&#xe9; du brushing d’Arlette Chabot. Non d&#xe9;sol&#xe9;e, la t&#xe9;l&#xe9; ne commande plus chez moi. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Ma derni&#xe8;re tentative de d&#xe9;sincarc&#xe9;ration hertzienne remonte &#xe0; 2001. En colocation, je partageais alors un grand appartement avec une amie de longue date. Bilan de ma gr&#xe8;ve audiovisuelle : de l’ennui, une amie et un appart en moins. Nos longues, tr&#xe8;s longues discussions avaient remplac&#xe9; les &#xe9;missions et je ne disposais pas de touche OFF pour stopper ses monologues. Le zapping en bruit de fond, le d&#xe9;nouement aurait peut-&#xea;tre &#xe9;t&#xe9; autre… &lt;br /&gt;C’est ainsi que, de guerre lasse, j’ai souvent rendu les armes. Bye bye Les cahiers du cin&#xe9;ma, bonjour T&#xe9;l&#xe9; 7 jours. F. Truffaut versus J.P. Pernaut, la bataille est perdue d’avance. Planche de salut dans un oc&#xe9;an de m&#xe9;diocrit&#xe9;, je me r&#xe9;fugie de temps &#xe0; autre sur l’&#xee;le de Fr&#xe9;d&#xe9;ric Tadde&#xef; sur France 3…. Mais je repars aussit&#xf4;t &#xe0; la nage vers le Triangle des Bermudes (plus commun&#xe9;ment appel&#xe9; M6) et m’initie &#xe0; la plong&#xe9;e en eaux troubles dans les bas-fonds de la &#xab; sous-culture &#xbb;.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Maintenant je peux avouer. Oui, je regarde PARFOIS : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;- Capital ou comment dilapider en 1H30 tout son pactole sympathie. Les riches qui trichent, les pauvres qui trinquent, les gogo gaga des attrape-nigauds. Il para&#xee;t qu’on nous cache tout et qu’on nous dit rien. &lt;br /&gt;Bilan : L’&#xe9;mission termin&#xe9;e, je commence &#xe0; claquer des dents dans ma tani&#xe8;re hant&#xe9;e par l’id&#xe9;e d’une croissance &#xe0; moins de 2%. Je hais les dimanches soirs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;- Top Model ou comment apprendre en 40 minutes &#xe0; survivre en milieu futile. Le concept de l’&#xe9;mission : elles ont moins de 25 ans, r&#xea;vent de devenir des tops mais ne sont pas pour autant d&#xe9;cid&#xe9;es &#xe0; abandonner les cookies. D’o&#xf9; vergetures, d’o&#xf9; embonpoints, d’o&#xf9; le&#xe7;ons de morale et humiliations publiques. &#xab; Ch&#xe9;rie, t’as trop de cul &#xbb; glapit Vincent McDoom qui campe ici le r&#xf4;le du pro de la mode expert en d&#xe9;fil&#xe9;s. Marcher sur un podium, l’air mi-snob, mi-rebelle, sur des talons-&#xe9;chasses c’est du boulot. Mine de rien. &lt;br /&gt;Bilan : l’&#xe9;mission termin&#xe9;e, je remets en place mon cerveau, rest&#xe9; gentiment sur la table du salon. L’Or&#xe9;ol, parce que je le vaux bien. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;- &#xc7;a se discute ou comment r&#xe9;pertorier en 2h30 toutes les esp&#xe8;ces de perruques disponibles &#xe0; ce jour dans les boutiques sp&#xe9;cialis&#xe9;es. Chez Monsieur Delarue, les gens de la rue n’ont rien d’exceptionnels et tiennent donc &#xe0; conserver leurs statuts d’anonymes. D’o&#xf9; perruques, d’o&#xf9; voix d&#xe9;form&#xe9;es de faussets ou d’ogres, d’o&#xf9; lunettes noires effet masque sigl&#xe9;es &#xab; Chan*bip* &#xbb;. Une femme qui dit &#xab; bonsoir &#xbb; avec la voix de S&#xe9;bastien Chabal, rien que &#xe7;a, &#xe0; la base, c’est d&#xe9;j&#xe0; suspect. &lt;br /&gt;Bilan : l’&#xe9;mission termin&#xe9;e, je me promets en cas de probl&#xe8;me d’aller plut&#xf4;t m’allonger sur le divan d’une diva de la psychiatrie non conventionn&#xe9;e. C’est plus cher mais c’est plus s&#xfb;r. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Ah et puis tiens pendant que j’y suis je regarde aussi par intermittence &#xab; Plus belle la vie &#xbb;, comme &#xe7;a &#xab; pour me vider la t&#xea;te &#xbb;. Je sais, c’est monstrueux…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Attention, ceci est un message &#xe0; caract&#xe8;re publicitaire : quand je ne suis pas &lt;a href=&quot;http://rosarose.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, je suis &lt;a href=&quot;http://posthit.canalblog.com/&quot;&gt;l&#xe0;-bas&lt;/a&gt;, sur &lt;a href=&quot;http://posthit.canalblog.com/&quot;&gt;Post Hit&lt;/a&gt;, mon (autre) blog, ma bataille. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 14 Nov 2007 21:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ma vie est un clip de MTV</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/04/6769292.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/04/6769292.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6769292/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/11/04/6769292.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;hitmachine&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/24/89/334753/18723119.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Tic, tac, tic, tac. Elle touche nerveusement sa frange toutes les deux secondes et s’invente &#xe0; chaque fois quelques m&#xe8;ches rebelles &#xe0; faire rentrer dans le droit chemin. Ce n’est pas un tic, c’est une tactique. Apprentie star, MP3 &#xe0; fond, elle fredonne, l’air vaguement inspir&#xe9;, le dernier tube &#xe0; paillettes super glossy de Britney, Beyonc&#xe9; ou Jennifer Lopez. Choisissez, c’est &#xe0; peu pr&#xe8;s la m&#xea;me chose. Elle rit aussi, le plus fort possible, tout en jetant un coup d’œil aux alentours pour s’assurer, je suppose, que tous les projecteurs sont bien braqu&#xe9;s sur elle. H&#xe9;las &#xe0; 18h30 heure d’hiver, il n’y a gu&#xe8;re que les phares des voitures pour faire briller son potentiel de star m&#xe9;chamment sexy. Vacances de Toussaint obligent ? Cette semaine en ville, les starlettes &#xe9;taient de sortie. Moyenne d’&#xe2;ge : 15-20 ans, au-del&#xe0; &#xe7;a devient suspect. Jean taille basse : Ok, fesses bien mises en valeur. Coiffure : impec’, fig&#xe9;e &#xe0; la laque pour la post&#xe9;rit&#xe9;. Hobby : (tenter de) faire de son quotidien un clip de MTV. T&#xe2;che pas toujours ais&#xe9;e lorsqu’on est en 3&#xe8;me B, que sa m&#xe8;re s’appelle Jocelyne et son p&#xe8;re Roger, qu’on a un petit fr&#xe8;re trop chiant, que sa vie n’est pas toujours mortelle et que lundi il y a interro presque pas surprise en math&#xe9;matiques. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;C’est bien connu, adolescence et glamour ont toujours fait legging &#xe0; part. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&#xc0; cet &#xe2;ge fatidique, nombreuses &#xe9;taient mes camarades complex&#xe9;es qui, de guerre lasse, pr&#xe9;f&#xe9;raient se claquemurer dans des tee-shirts taill&#xe9;s &#xe0; coups de serpe par Chipie, Creeks ou Wa&#xef;kiki (attention, marques en voie d’extinction). &#xc0; contrario, la jeune g&#xe9;n&#xe9;ration semble bien d&#xe9;cid&#xe9;e &#xe0; lutter…. Et ce de plus en plus t&#xf4;t. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Combien pour ce string Mickey taille 6 ans ? (Vu chez H&amp;M, il y a quelques mois). 4,50 € madame, c’est du dernier chic. Moi, &#xe0; 15 ans je ressemblais &#xe0; peu pr&#xe8;s &#xe0; &#xe7;a : &#xe0; rien. Une non-coiffure, un non-cardigan, des non-chaussures, bref beaucoup de non-sens. Cl&#xe9;mente, &#xe0; l&apos;&#xe9;poque la fashion justice avait conclu &#xe0; un non-lieu. Les ann&#xe9;es 80 furent terribles, les ann&#xe9;es 90 carr&#xe9;ment sinistres. 2000, on remet les compteurs &#xe0; z&#xe9;ro. La classe s’apprend d&#xe9;sormais sur les bancs de l’&#xe9;cole et se pratique en groupe de mani&#xe8;re intensive le mercredi apr&#xe8;s-midi. &#xab; Vieille &#xbb; personne de 25 ans, j’observe le ph&#xe9;nom&#xe8;ne. Je suis d&#xe9;pass&#xe9;e, je ne peux plus comprendre, pire, bient&#xf4;t j’aurai 30 ans et je serai alors rang&#xe9;e d’office dans la cat&#xe9;gorie &#xab; vrai adulte pas marrant influence ringard &#xbb; par les moins de 20 ans. J’ai pr&#xe9;venu : le premier qui m’appelle &#xab; madame &#xbb;, je le tue. &#xc0; mains nues. Pendant ce temps-l&#xe0;, les branch&#xe9;s tecktonik assurent le show en pleine rue, en CM2 les petites filles annotent les pages mode des magazines tandis que les 6&#xe8;me groovent sur du R’n’B bling-bling en plastoc. Plus de place pour l’amateurisme, les stars acad&#xe9;miques sont pass&#xe9;es par l&#xe0;. G&#xe9;n&#xe9;ration sacrifi&#xe9;e sur l’autel du mauvais go&#xfb;t, en 1997 les midinettes hurlaient au son des G-Squad, r&#xea;vaient devant leurs posters Worlds Appart, se p&#xe2;maient &#xe0; la vue d’un des pectoraux des 2Be3, portaient sans honte des couettes et des chaussures &#xe0; plateformes. Aujourd’hui on appelle &#xe7;a un &#xab; fashion faux pas &#xbb;. &#xc7;a craignait, quoi. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Allez silence, &#xe7;a tourne. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 04 Nov 2007 14:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>La vie en r&#xea;ve</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692885.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692885.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6692885/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/28/6692885.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;malincommeunsinge&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/42/334753/18488918.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Petite, je refusais de dormir. Par principe et pour cause d’emploi du temps d&#xe9;j&#xe0; surcharg&#xe9;. 8h : faire un chignon banane &#xe0; Barbie. 8h30 : d&#xe9;montage de Lego. 8h45 : re-montage de Lego. 9h : sortir le Monopoly. 9h05 : ranger le Monopoly, plus trop envie de jouer finalement. 9h10 : d&#xe9;marrage d’un nouveau scoubidou. La t&#xea;te sur l’oreiller, bon pied bon œil (grand ouvert l’œil), je guettais le marchand de sable. Vas-y bonhomme, jette-le ton sable, de toute fa&#xe7;on je ne dormirai pas et dis aussi &#xe0; ton pote Nounours de retourner dans sa grotte (voir &#xab; Bonne nuit les petits &#xbb; pour comprendre). On a les combats qu’on peut. De guerre lasse, j’ai fini par baisser la garde et les paupi&#xe8;res par la m&#xea;me occasion. Rendez-vous vous &#xea;tes cern&#xe9;e ! Deux encombrantes valises sous les yeux, je ne pouvais plus fuir. Il fallait dormir. Destination : le pays des r&#xea;ves. Depuis, mon petit cin&#xe9;ma int&#xe9;rieur fonctionne toutes les nuits ou presque. Courses-poursuites, psychopathes multir&#xe9;cidivistes, situations abracadabrantesques : dans la vie comme dans les r&#xea;ves tout ne se passe pas exactement comme l’avait pr&#xe9;vu le script. Je veux courir, mes jambes se d&#xe9;robent. Je vous parler, ma langue fait gr&#xe8;ve. Je veux m’en sortir mais je ne trouve pas l’issue de secours. R&#xea;ver, c’est pas de tout repos. Le sc&#xe9;nario est mal ficel&#xe9; et le r&#xe9;alisateur, inconscient, s’acharne &#xe0; me malmener. Parmi mes derniers p&#xe9;riples en date, une &#xe9;trange histoire peupl&#xe9;e de macaques, de fringues et de Christine Bravo sur fond de bons sentiments. Un vrai nanar, quoi. Le lendemain matin, j’ai essay&#xe9; d’analyser le tout devant mon bol de c&#xe9;r&#xe9;ales. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Explications : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 1&lt;/b&gt; : je suis dans un jardin. Entre deux buissons je d&#xe9;couvre un macaque et son petit, mini singe adorable qu’on croirait &#xe9;chapp&#xe9; d’un magasin Jou&#xe9; Club. Il tient dans ma main. Je suis sous le charme, compl&#xe8;tement gaga, mon diva de chat snob et caract&#xe9;riel n&apos;existe plus, c&apos;est d&#xe9;cid&#xe9; je veux un singe, un vrai, que j&apos;appellerai Maurice (&#xe7;a c&apos;&#xe9;tait pas dans le r&#xea;ve).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 2&lt;/b&gt; : ma sœur m’apprend qu’il faut r&#xe9;colter de l’argent si on veut sauver du froid le fameux macaque et sa prog&#xe9;niture. Aussi convaincante que Nicolas Hulot, Brigitte Bardot et Alain Bougrain Dubourg r&#xe9;unis, je rejoins la lutte. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 3&lt;/b&gt; : j’ai une id&#xe9;e : cr&#xe9;er une ligne de v&#xea;tements pour b&#xe9;b&#xe9; baptis&#xe9;e &#xab; Macaque &#xbb; et r&#xe9;colter ainsi rapidement des fonds. &#xc7;a se confirme, je n’ai absolument aucun don pour le marketing. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 4&lt;/b&gt; : nous ouvrons une boutique. Probl&#xe8;me, l’int&#xe9;rieur est en ruine et il y a d’atroces rideaux en panne de velours rouge accroch&#xe9;s aux fen&#xea;tres. Motiv&#xe9;e, je d&#xe9;cide de tout miser sur la vitrine. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 5&lt;/b&gt; : les affaires vont mal, nous avons besoin de publicit&#xe9;. Je d&#xe9;cide alors d’accorder une interview &#xe0; un journaliste pour balancer tout ce que je sais sur Christine Bravo. Gr&#xe2;ce &#xe0; ces sordides confessions, j’esp&#xe8;re lancer &#xab; Macaque &#xbb;, ma collection de v&#xea;tements, ma bataille. Puisque que je vous dis que je suis nulle en marketing. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 6&lt;/b&gt; : dans le fameux journal je d&#xe9;clare &#xab; Christine Bravo est une conne &#xbb;. La Christine en question n’est pas contente et me le fait savoir les yeux dans les yeux. Son visage est flou mais on s&apos;en fout, c&apos;est un r&#xea;ve &#xe0; petit budget. On s’engueule, elle s’en va. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 7&lt;/b&gt; : &#xe9;prouv&#xe9;e, je retourne aupr&#xe8;s de maman macaque et de son petit avec le peu d&apos;argent r&#xe9;colt&#xe9;. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sc&#xe8;ne 8&lt;/b&gt; (d&#xe9;nouement) : ma sœur m’apprend, plus du tout concern&#xe9;e, que les deux macaques ne sont plus l&#xe0; depuis bien longtemps. La m&#xe8;re s’est fait la malle, son gosse sous le bras. La garce. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Conclusion 1 : ne jamais faire confiance &#xe0; un singe, m&#xea;me en d&#xe9;tresse.&lt;br /&gt;Conclusion 2 : Macaque n&apos;est pas un bon nom de marque, enfin pas au point de rendre du temps de cerveau humain disponible. &lt;br /&gt;Conclusion 3 : mais bon sang pourquoi Christine Bravo ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 28 Oct 2007 15:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>De la psycho, &#xe0; gogo</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/21/6615708.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/21/6615708.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6615708/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/21/6615708.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;peluchedereconfort&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/02/334753/18260553.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Elle n’a jamais d&#xe9;croch&#xe9; son dipl&#xf4;me en psychologie, cela ne l’emp&#xea;che pas d’avoir la langue bien pendue. Vendeuse enrag&#xe9;e et engag&#xe9;e, c’est au rayon cosm&#xe9;tiques de ma sup&#xe9;rette bio qu’elle d&#xe9;livre sans ordonnances ses analyses placebo. Freud, Lacan et toute sa clique squattent l’espace, quelque part entre les cr&#xe8;mes pour les mains &#xe0; la rose et les gels douche &#xe0; l’avoine. Curieuse, je tends l’oreille feignant un vif int&#xe9;r&#xea;t pour la nouvelle gamme de masques &#xab; r&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;rante-vivifiante+d&#xe9;cripsante+hyper efficace+commerce &#xe9;quitable+et 100% bio par-dessus le march&#xe9; &#xbb;. J’ai la conscience tranquille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Une premi&#xe8;re patiente, la quarantaine, bobo en trench noir et id&#xe9;es vertes, s’approche et explique. Il est question de plaques rouges, de dermatologues successifs et incomp&#xe9;tents, de moult rem&#xe8;des test&#xe9;s sans succ&#xe8;s. Parce qu’elle a bien lu entre les lignes son &#xab; Sigmund Freud pour les nuls &#xbb;, ma vendeuse-psychiatre farfouille alors mentalement dans son stock de phrases pr&#xea;tes-&#xe0;-gober, adoptant une mine mi-concentr&#xe9;e, mi-pr&#xe9;occup&#xe9;e, garantie 100% anti-naturelle, comme pour mieux susciter l&apos;inqui&#xe9;tude de son interlocutrice. &#xab; Etes-vous en col&#xe8;re ? &#xbb; finit-elle par demander. La femme aux plaques rouges, appelons ainsi cette malheureuse, semble destabilis&#xe9;e. &#xab; Heu, bah… &#xbb;. Temps de r&#xe9;flexion, silence. Un ange passe, un sac rempli de tablettes de calmants sous le bras. &#xab; Je vous demande cela car les r&#xe9;actions cutan&#xe9;es sont souvent li&#xe9;es &#xe0; une col&#xe8;re int&#xe9;rieure non exprim&#xe9;e &#xbb; d&#xe9;clare la vendeuse-psychiatre extralucide qui en moins de cinq minutes semble avoir cern&#xe9; le probl&#xe8;me. Psychologie et voyance m&#xea;me combat. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&#xab; Une col&#xe8;re int&#xe9;rieure non exprim&#xe9;e &#xbb; : ce qu’il y a de bien dans ce genre de concept surgel&#xe9;, &#xe0; r&#xe9;chauffer au micro-ondes, c’est qu&apos;il peut &#xea;tre servi &#xe0; n&apos;importe qui et &#xe0; toutes les sauces. Car rares sont ceux qui sont tomb&#xe9;s durant leur enfance dans une marmite de Prozac magique et vivent depuis dans une totale b&#xe9;atitude. Je n’ai jamais cru &#xe0; la &#xab; cool attitude &#xbb; de fa&#xe7;ade des n&#xe9;o-babas et des branch&#xe9;s yoga. Allez, bas les masques les gars, enlevez vos perruques dread locks et vos justaucorps new-age &#xe7;a ne prend plus. &lt;br /&gt;Face &#xe0; la vendeuse-psychiatre –au sens commercial surd&#xe9;velopp&#xe9;- La bobo a beau conna&#xee;tre le B.A.-BA du bio sur le bout des doigts, elle encaisse le choc. Si elle avait su, toutes ces heures perdues sur le divan en analyse… Et oui, dans ce nouveau monde du &#xab; toi aussi tu peux le faire &#xbb;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 1&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, les Freudiens les plus fins se cachent d&#xe9;sormais dans des voitures tuning, dans des costumes de m&#xe9;nag&#xe8;res de moins de 50 ans ou sous les traits d’une meilleure copine grande amatrice de la rubrique courriers des lectrices de la presse f&#xe9;minine. Ouvrons l&apos;oeil. Et les dipl&#xf4;mes ? Mais quels dipl&#xf4;mes ? C’est d’un ringard… Un petit &#xab; Ca se discute &#xbb; matin, midi et soir doubl&#xe9; d’un &#xab; Confessions intimes &#xbb; &#xe0; haute dose le week-end et nous voil&#xe0; qualifi&#xe9;s, pr&#xea;ts &#xe0; ass&#xe9;ner nos v&#xe9;rit&#xe9;s, LA v&#xe9;rit&#xe9;. &lt;br /&gt;Touch&#xe9;e, coul&#xe9;e. La bobo finit par avouer : &#xab; je ne suis pas en col&#xe8;re mais j’ai peur des autres &#xbb;. &lt;br /&gt;Bien, bien, bien. &lt;br /&gt;&#xc7;a fera 85 € madame* (*suite &#xe0; de nombreux abus, la maison n’accepte plus les ch&#xe8;ques, merci de votre compr&#xe9;hension). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&#xab; Toi aussi tu peux le faire &#xbb; : devenir une star du R’N’B, ouvrir un blog, baver devant l&apos;I-phone. &#xca;tre comme tout le monde : toi aussi tu peux le faire ! Just do it, quoi. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 21 Oct 2007 16:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>N&apos;oublie pas que tu n&apos;es personne</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/12/6515746.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/12/6515746.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6515746/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/10/12/6515746.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;cerfsouhaitantgarderlanonymat&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/88/35/334753/17960656.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;L’histoire pourrait commencer &#xe0; peu pr&#xe8;s comme cela, tout en finesse, &#xe0; la mani&#xe8;re d’une bande originale d’un blockbuster made in USA : &lt;br /&gt;dans la jungle urbaine subsiste un monde &#xe0; part. Un monde&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 1&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; o&#xf9; les convenances sociales n’existent plus, o&#xf9; d&#xe9;monter l’&#xe9;paule d&apos;une m&#xe9;m&#xe9; n’est plus tabou, o&#xf9; casser le bras d’un enfant afin de se frayer un chemin n’a rien de choquant, o&#xf9; les coups de sacs sont aussi nombreux que les coups bas. Un monde&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 2&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; f&#xe9;roce o&#xf9; costards-cravates, &#xab; tecktonikeurs &#xbb;, ados m&#xe9;chamment m&#xe9;cheux, minettes en leggings, vraies riches en vrais Herm&#xe8;s et fausses riches en faux Vuitton partagent la m&#xea;me devise : tous dans la m&#xea;me gal&#xe8;re et chacun pour soi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Pour mettre un pied dans ce monde-l&#xe0;, pas besoin de s’appeler Bruce Willis, d’&#xea;tre charg&#xe9; de sauver le monde, d’enfiler une combinaison de cosmonaute puis de se diriger au ralenti –l’air vaguement contrari&#xe9;- vers sa fus&#xe9;e. Non, ce monde existe sur terre et il a m&#xea;me un nom : transports en commun. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;N’&#xe9;tant pas imposable sur la fortune et n’ayant jamais ma&#xee;tris&#xe9; l’art d&#xe9;licat du cr&#xe9;neau, je fr&#xe9;quente assid&#xfb;ment bus et m&#xe9;tros. Plus par d&#xe9;faut que par envie, on l’aura compris. Sous le r&#xe9;gime de la communaut&#xe9;, j’ai donc le temps d’observer mon prochain, cet &#xea;tre d&#xe9;bordant d’amour et d’agressivit&#xe9;. Ma grand-m&#xe8;re me disait toujours : &quot;ne t’approche pas trop pr&#xe8;s de la gueule de Loulette&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 3&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, ce n’est qu’une b&#xea;te, elle pourrait te mordre&quot;. Le matin, les rames du m&#xe9;tro sont remplies de b&#xea;tes f&#xe9;roces de mauvais poil, insatisfaits de leur vie de chien. Prudente, je reste &#xe0; distance. Rectification : je reste dans mon petit coin, &#xe9;cras&#xe9;e contre la porte, recherchant d&#xe9;sesp&#xe9;rement un peu d’oxyg&#xe8;ne, les naseaux grands ouverts dans ce wagon &#xe0; bestiaux. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Combien de n&#xe9;ophytes ai-je vu se faire pi&#xe9;tiner au moment de monter dans la rame ? Dans le monde des transports en commun, les places sont une denr&#xe9;e rare. Beaucoup d’appel&#xe9;s, peu d’&#xe9;lus. Mais co&#xfb;te que co&#xfb;te tout le monde tente sa chance. C’est comme la super m&#xe9;ga hyper cagnotte de l’EuroMillions : &quot;on ne sait jamais&quot;. Tous les coups sont permis. Bousculades, volte-face diaboliques de derni&#xe8;re minute&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 4&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, jet&#xe9;es de sacs de la derni&#xe8;re chance pour tenter de se r&#xe9;server un bout de si&#xe8;ge, intimidations, tentatives d’apitoiement&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 5&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;. Le statut social ne compte plus. Les grands n’ont plus que des pr&#xe9;noms, les VIP se confondent avec les VRP, personne n’est plus personne, les Playmobils sont interchangeables, l’anonymat est souverain. &lt;br /&gt;J’ai pu le constater derni&#xe8;rement en voyant un monsieur tr&#xe8;s important de &#xab; l’art contemporain conceptuel tu peux pas comprendre &#xbb;, se faire malmener sans m&#xe9;nagement par une maman avec poussette bien d&#xe9;cid&#xe9;e &#xe0; reposer ses jambes fatigu&#xe9;es de femme au bord de la crise de m&#xe8;re. Poli, il a esquiss&#xe9; un discret pas de c&#xf4;t&#xe9;, seul &#xea;tre civilis&#xe9; noy&#xe9; au milieu d’une horde de robots obs&#xe9;d&#xe9;s par la m&#xea;me id&#xe9;e fixe : sauter au plus vite dans leurs pantoufles et redevenir humains, enfin. &lt;br /&gt;Il avait l’air un peu perdu, petit roi d&#xe9;chu le temps d’un trajet dans le bus machin de la ligne truc bidule. &lt;br /&gt;R&#xe8;gle n&#xb0;1 dans les transports en commun : n’oublie pas que tu n’es personne. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Technique dit de la r&#xe9;p&#xe9;tition plus commun&#xe9;ment appel&#xe9;e la technique du &#xab; quand tu ne sais pas comment bien amorcer ta phrase, r&#xe9;p&#xe8;te &#xe7;a marche toujours &#xbb;. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Nota bene : et oui, la double r&#xe9;p&#xe9;tition marche aussi. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Au passage : sp&#xe9;ciale d&#xe9;dicace &#xe0; Loulette (un crois&#xe9; berger allemand tr&#xe8;s d&#xe9;vou&#xe9;). Loulette, si tu nous regardes. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Vous pensiez que je n’allais pas m’asseoir ? Et bien SI ! (rire d&#xe9;moniaque) &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;5&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Piti&#xe9;, j’ai une carence en fer. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 12 Oct 2007 17:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les monologues de machin</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/16/6229793.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/16/6229793.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6229793/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/16/6229793.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;blablabla&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/26/334753/17091172.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;C’est un genre de conversation &#xe0; haut risque, que l’on redoute, que l’on fuit ou que l’on tente d’abr&#xe9;ger faute d’avoir su &#xe9;viter le pire. A parle &#xe0; B mais B ne r&#xe9;pond pas. Logique, A parle pour deux et s’accorde quelques pauses, &#xe0; intervalles r&#xe9;guliers, pour respirer. De son c&#xf4;t&#xe9;, B, en apn&#xe9;e, se raccroche &#xe0; l’id&#xe9;e que les secours –une tierce personne, un tremblement de terre, une attaque nucl&#xe9;aire, Britney Spears, des soldes de -80% chez Chanel- finiront bien par mettre un point final &#xe0; ce flux ininterrompu de verbes, de mots et de d&#xe9;tails en pagaille. En vain, le guet-apens devient entrevue et s’&#xe9;tire, &#xe0; n’en plus finir. Les secondes sont des minutes, chaque phrase suppl&#xe9;mentaire un supplice. Petite pens&#xe9;e int&#xe9;rieure : &#xab; Dieu, je t’en conjure, -on se tutoie c’est plus sympa, non ?- aide-moi&#xbb;. En attendant il s’agit de garder le cap, r&#xe9;sister &#xe0; cette envie tenace de fermer doucement les paupi&#xe8;res, hocher la t&#xea;te pour garder la face et signifier &#xe0; son interlocuteur, moulin &#xe0; paroles par temps de grands vents, que je suis toujours vivante et –pire- int&#xe9;ress&#xe9;e par ses dires. &#xab; Hum, hum &#xbb;, &#xab; c’est vrai &#xbb;, &#xab; ah oui ? &#xbb; sont les seuls lambeaux de mots que je parviens &#xe0; caser dans une conversation d&#xe9;j&#xe0; boudin&#xe9;e d’adjectifs. Dans ces cas-l&#xe0;, on sait quand on embarque mais jamais quand et m&#xea;me si on reviendra. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Ci-g&#xee;t machin, noy&#xe9; sous un flot de paroles. &lt;br /&gt;Ici repose machine, disparue dans un oc&#xe9;an de m&#xe9;taphores.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;L’&#xe9;change unilat&#xe9;ral est un concept ind&#xe9;modable.&lt;br /&gt;Parler, parler, parler, parler, sans s’arr&#xea;ter, c’est du temps en moins pass&#xe9; &#xe0; s’angoisser. &lt;br /&gt;&#xc0; d&#xe9;faut de captiver les foules par leur charisme naturel, les plus d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;s sortent donc l’artillerie lourde : &lt;br /&gt;CECI EST UNE PRISE D’OTAGE, MERCI DE BIEN VOULOIR LA BOUCLER ET M’&#xc9;COUTER. MERCI.&lt;br /&gt;Alors, je/tu/nous, peuple silencieux, &#xe9;coutons, euh, subissons. La politesse me, vous tuera. Ce type de traquenard peut prendre diff&#xe9;rentes tournures, plus ou moins supportables : &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; Le r&#xe9;cit chronologique et d&#xe9;taill&#xe9;. &lt;br /&gt;La situation, en une phrase et une seule &lt;/b&gt; : mon interlocuteur a vu un bon film hier soir au cin&#xe9;ma et compte bien me livrer son avis de critique autodidacte autoproclam&#xe9; le plus dou&#xe9; de sa g&#xe9;n&#xe9;ration. &lt;br /&gt;J’ai en face de moi une sorte de monstre dot&#xe9; d’une m&#xe9;moire &#xe9;l&#xe9;phantesque, maniaque du presque rien qui change tout. Aucun d&#xe9;tail ne me sera &#xe9;pargn&#xe9; : la marque du pull que porte le h&#xe9;ros, la couleur des yeux du chien de bidule (la copine du type que la fille (mais quelle fille? On ne le saura jamais) croise dans la rue un jour de pluie &#xe0; Paris), les formes des fleurs du papier peint de l’appartement du fr&#xe8;re du beau-fr&#xe8;re de la belle-sœur de l’h&#xe9;ro&#xef;ne (elle s’appelle Carole la belle-sœur), le pr&#xe9;nom du coll&#xe8;gue de boulot (il s’appelle Christophe le coll&#xe8;gue) de la fianc&#xe9;e du h&#xe9;ros (d&#xe9;tail qui s’av&#xe9;rera au final pas si important puisque cette derni&#xe8;re (la fianc&#xe9;e du h&#xe9;ros pas la belle-sœur) &#xab; meurt au d&#xe9;but &#xbb;) en passant par les &#xe9;tats d’&#xe2;me de la guest star du film &#xab; qui a pris un sacr&#xe9; coup de vieux, tu trouves pas ? &#xbb;. Je sais pas, j’ai pas vu ton film &#xe0; la con, oublie-moi, tais-toi, crotte de bique, zut, fl&#xfb;te et re-fl&#xfb;te. Je me suis content&#xe9;e d’&#xe9;couter religieusement, feignant l’&#xe9;tonnement, la peur, l’impatiente du suspense &#xe0; venir. Bah oui et le vernis social, bon sang, vous en faites quoi ? Le plus triste dans l’histoire c’est que je n’ai jamais su comment se pr&#xe9;nommaient les acteurs principaux. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le r&#xe9;cit &#xe9;nerv&#xe9;, &#xe9;nervant et d&#xe9;cousu. &lt;br /&gt;La situation en une phrase et une seule&lt;/b&gt; : mon interlocuteur sort d’une violente dispute avec machine, une sale *bip* a qui elle aimerait bien faire la peau et compte bien me le faire savoir.&lt;br /&gt;Punching-ball sur talons, j’en prends plein la t&#xea;te, apr&#xe8;s coup. &#xab; Et tu sais pas ce qu’elle m’a dit ? &#xbb;, &#xab; Et tu sais pas ce que je lui ai r&#xe9;pondu ? &#xbb;. Non, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir. Elle refait le match, je compte les points. 1 partout. 5 longues minutes plus tard, je suis d&#xe9;j&#xe0; KO debout. Pincez-moi, que je r&#xea;ve un peu. Bouche close, en mon for int&#xe9;rieur je boucle mes valises. Direction, des contr&#xe9;es plus silencieuses. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le r&#xe9;cit carte postale un peu jaunie&lt;br /&gt;La situation en une phrase&lt;/b&gt; : mon interlocuteur tient &#xe0; me faire partager d’anciens souvenirs de vacances m&#xe9;morables. En th&#xe9;orie, c’est bien. En pratique nettement moins. &lt;br /&gt;Fa&#xe7;on s&#xe9;ance diapos, il m’explique tout par le menu, creusant dans le sable &#xe0; la recherche d’anecdotes l&#xe9;gendaires. Lui sur un dromadaire, lui dans un village, lui &#xe0; une terrasse, lui qui a bien rigol&#xe9; avec un gars du coin, vraiment sympa et tellement &#xab; pittoresque &#xbb;. Il fait son guide du routard. Je pr&#xe9;f&#xe8;re sauter en marche. &lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&#xc0; d&#xe9;faut de pouvoir en placer une, j’ai trouv&#xe9; LA solution : j’&#xe9;cris. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Sep 2007 15:03:00 GMT</pubDate></item><item><title>Chiant-issime</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/05/6118080.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/05/6118080.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6118080/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/09/05/6118080.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;mauxcomptenttriple&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/66/334753/16755830.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;C’est &#xe0; la fin qu’il fait g&#xe9;n&#xe9;ralement son entr&#xe9;e, bon gros g&#xe2;teau &#xe0; la cr&#xe8;me qu’on ne peut pas bouder, politesse oblige. Certains, au contraire, pr&#xe9;f&#xe8;rent en faire un amuse-bouche difficile &#xe0; dig&#xe9;rer, du genre &#xe0; vous couper tout app&#xe9;tit social, d’un coup. Superlatif spectaculaire, le &#xab; issime &#xbb; se sert &#xe0; toutes les sauces. C’est bien l&#xe0; le probl&#xe8;me. Chic-issime, urgent-issime, cult-issime : aguicheurs, les &#xab; issime &#xbb; sont les Britney et les Paris de la grammaire. Tendez l’oreille, ouvrez l’œil, ils sont partout. Depuis quelque mois, je les collectionne pr&#xe9;cieusement. Parmi mes plus belles p&#xe9;pites : &lt;br /&gt;&#xab; Cette robe, elle est juste sublissime &#xbb; piaille une fille &#xe0; frange &#xe0; sa copine, dans un rayon, elle aussi membre de la &#xab; frange connection &#xbb;. &lt;br /&gt;&#xab; Oh, tu sais moi pendant les soldes, j’ai juste craqu&#xe9; pour un top simplissime &#xbb; hulule dans un TGV une cadre dynamique &#xe0; sa copine &#xe0; l’autre bout du fil. &lt;br /&gt;Autre inconv&#xe9;nient avec les &#xab; issime &#xbb;, ils ne vont pas pianissimo. Au contraire, jour apr&#xe8;s jour, ils gagnent des points sur le terrain du vocabulaire n’h&#xe9;sitant pas &#xe0; corrompre des mots jusque-l&#xe0; sans histoire. Exemple : sobre + issime = sobrissime. Je les guette, tapis dans l’ombre d’un verbe, susceptibles de surgir au d&#xe9;tour d’une phrase bien sous tous rapports. Au restaurant &#xe0; la table d’&#xe0; c&#xf4;t&#xe9;, devant la machine &#xe0; caf&#xe9;, dans la rue, dans un d&#xee;ner : le &#xab; issime &#xbb; ne s’invite pas, il met les deux pieds dans le plat. Accessoire &#xe0; la mode, j’en ai vu certaines le trimballer dans leur sac &#xe0; main en toutes occasions, pr&#xea;tes &#xe0; d&#xe9;gainer ce nouveau tic de langage plaqu&#xe9; toc. &#xab; Nulissime &#xbb;, &#xab; g&#xe9;antissime &#xbb;… Un blanc dans une conversation ? Allez, hop, on comble le vide &#xe0; la va-vite, on jette de la poudre aux yeux &#xe0; coup de double &#xab; s &#xbb;. C’est l’avantage : le &#xab; issime &#xbb; fait toujours son petit effet. Quelles seront ses prochaines victimes ? J’ai quelques id&#xe9;es de nouveaux hybrides : &lt;br /&gt;- &#xab; viril &#xbb; + &#xab; issime &#xbb; = virilissime. D&#xe9;finition : homme qui a le &#xab; m&#xe2;le &#xbb; en lui et tous les signes ext&#xe9;rieurs qui vont avec. Torse de Ken, brushing de Ken, sourire rassurant du Ken. Un bonhomme, quoi, un vrai, avec des m&#xe2;choires carr&#xe9;es. &lt;br /&gt;- &#xab; lucide &#xbb; + &#xab; issime &#xbb; = lucidissime. D&#xe9;finition : se dit d’une personne &#xab; sur-r&#xe9;aliste &#xbb;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 05 Sep 2007 20:32:00 GMT</pubDate></item><item><title>SLIMilitude</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/20/5946987.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/20/5946987.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5946987/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/20/5946987.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;slimilitude&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/75/334753/16226741.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;Il y a des sujets graves dont on ne parle jamais. Au JT, dans les journaux, rien, nada. C’est l’omerta. Et pourtant dans la rue, je constate quotidiennement les d&#xe9;g&#xe2;ts. Personne n&apos;ignore les ravages du jean slim parmi la population masculine mais tout le monde pr&#xe9;f&#xe8;re d&#xe9;tourner le regard, par pudeur, par g&#xea;ne, parce que &#xab; c’est comme &#xe7;a &#xbb;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 1&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;. Confiante, je pensais, au d&#xe9;part, que ce ne serait qu’un &#xe9;piph&#xe9;nom&#xe8;ne, tout au plus un snobisme, r&#xe9;serv&#xe9; &#xe0; Karl L., sexag&#xe9;naire transg&#xe9;nique moul&#xe9; dans une taille 12 ans et aux baby rockers un brin poseurs, s’affichant en slim et Ray-Ban en attendant de devenir des stars, des vraies. &#xc0; cette &#xe9;poque, je claironnais : &#xab; le jean slim pour hommes, &#xe7;a ne marchera jamais ! &#xbb;, le tout ponctu&#xe9; d&apos;un petit rire moqueur. C’est ce que pr&#xe9;disaient &#xe9;galement les ringards au moment de l’ascension d’un certain Elvis, dit the pelvis. J’aurai d&#xfb; me m&#xe9;fier, il ne fait pas bon jouer les pr&#xe9;dicateurs du dimanche. &lt;br /&gt;Du papier glac&#xe9; au papier journal, &#xe9;chapp&#xe9; des podiums, le slim est descendu dans la rue. Il colle d&#xe9;sormais &#xe0; la peau des hommes du peuple. Le m&#xe2;le est fait, comme un rat. Comment tout a bascul&#xe9; ? Myst&#xe8;re. La mode masculine &#xe9;chappe &#xe0; toute logique, son histoire en t&#xe9;moigne. En peau de b&#xea;te dans les cavernes, en toge dans l’Antiquit&#xe9;, en collant au Moyen &#xc2;ge, en perruque &#xe0; Versailles, en mocassins &#xe0; glands dans les ann&#xe9;es 50, en pantalon feu au plancher au temps des y&#xe9;y&#xe9;s, sur des chaussures plateformes dans les seventies, en surv&#xea;tement fluo dans les ann&#xe9;es 80… Depuis la nuit des temps, les hommes, mal dans leurs fringues, se cherchent&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 2&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;. Pire, et s&apos;ils n&apos;&#xe9;taient finalement que des innocents, proies toutes d&#xe9;sign&#xe9;es de stylistes machiav&#xe9;liques, se plaisant &#xe0; les affubler de serpilli&#xe8;res et autres guenilles asym&#xe9;triques ? La th&#xe9;orie se tient, j’ai des preuves&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 3&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;. Dans le genre complot international sponsoris&#xe9; par Vogue Hommes. Ce serait donc cela le fameux myst&#xe8;re masculin. Ego&#xef;ste que j’&#xe9;tais, trop occup&#xe9;e &#xe0; passer et re-passer en revue ma penderie, je n’ai jamais vu/voulu voir la v&#xe9;rit&#xe9; en face. Nez &#xe0; nez avec une invasion de jeans slim, la souffrance vestimentaire au masculin me saute aujourd’hui aux yeux. Trop tard. Les petits, les grands, les maigres, les gros : les hommes, brebis &#xe9;gar&#xe9;es dans l’univers impitoyable du style, l’ont adopt&#xe9;, les yeux ferm&#xe9;s. Probl&#xe8;me, moi, je les ai grands ouverts. &lt;br /&gt;Je garde en t&#xea;te l’image de ce jeune homme &#xe0; la carrure de rugbyman, la m&#xe8;che au vent n&#xe9;gligemment domestiqu&#xe9;e –l’air de rien-, la paire d’Aviator sur le nez en ce jour de grisaille, et ses deux jambes –ma foi robustes- boudin&#xe9;es dans un de ces pantalons de torture, pr&#xea;t &#xe0; craquer, sous toutes les coutures. &#xc0; son arr&#xea;t, sans doute persuad&#xe9; d’avoir trouv&#xe9; son style, THE style, il s’est lev&#xe9; avec l’aplomb de ceux qui se pensent au-dessus du lot. Derri&#xe8;re la vitre, je l’ai regard&#xe9; marcher, toujours aussi fier de son achat. Vu de loin, son jean avait d&#xe9;sormais l’aspect d’un collant. De ma place, j’aurais d&apos;ailleurs jur&#xe9; qu’il revenait d&apos;un cours de fitness.&lt;br /&gt;Conclusion : &lt;br /&gt;Sauvez les hommes, dites non au slim ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; C’est comme &#xe7;a : expression de secours &#xe0; servir en cas d’absence de r&#xe9;partie. &#xc0; noter : le &#xab; c’est comme &#xe7;a &#xbb; se marie tr&#xe8;s bien avec un &#xab; et puis c’est tout &#xbb;. Ce qui donne au final : &#xab; C’est comme &#xe7;a... (prendre une expression mi-r&#xe9;sign&#xe9;e, mi-digne &#xe0; la Gabin)… Et puis c’est tout &#xbb;. Magique ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Il/elle se cherche : formule de politesse enrobant d’un voile pudique la v&#xe9;rit&#xe9;, la vraie : Il/elle n’a aucun go&#xfb;t et n’en aura jamais. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; J’ai des preuves accablantes. &lt;a href=&quot;http://www.posthit.canalblog.com&quot;&gt;Ici &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;sansslim&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/21/334753/16227410.jpg&quot; width=&quot;194&quot; height=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 20 Aug 2007 15:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Dans la vraie vie, je suis la fille cach&#xe9;e de Bruce Lee</title><dc:creator>Rosa Rose</dc:creator><link>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/12/5873506.html</link><comments>http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/12/5873506.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://rosarose.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/5873506/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://rosarose.canalblog.com/archives/2007/08/12/5873506.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;appelezmoibruce&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/58/334753/15983756.jpg&quot; width=&quot;330&quot; height=&quot;252&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;LINE-HEIGHT: 150%;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;J’en ai d&#xe9;j&#xe0; d&#xe9;bo&#xee;t&#xe9; des m&#xe2;choires, cass&#xe9; des nez et bris&#xe9; menu menu des genoux et des r&#xe9;putations… Dans mes r&#xea;ves. La moindre parole de travers, un geste d&#xe9;plac&#xe9;, et &#xe7;a part, c’est plus fort que moi. Et paf ! Et vlan ! Et pourtant… &#xab; Tr&#xe8;s calme, voire r&#xe9;serv&#xe9;e &#xbb; : au coll&#xe8;ge sur mon carnet de correspondance, je faisais bien p&#xe2;le figure. C’&#xe9;tait sans conna&#xee;tre ma vraie nature. Car la nuit, dans mon lit, une fois endormie j’ai g&#xe9;n&#xe9;ralement la claque facile. &#xab; By night &#xbb; en pyjama pilou, on dirait pas comme &#xe7;a mais j’en ai d&#xe9;j&#xe0; fait chauffer des cartes vitales. &#xab; J’ext&#xe9;riorise ma violence &#xbb; me dit &#xab; Psycho pour gogo &#xbb; magazine. Ce serait donc cela : la nuit, en r&#xea;ve, je laisse s’exprimer mes pulsions de bad girl qui n’ont pas pu &#xea;tre lib&#xe9;r&#xe9;es le jour J, &#xe0; l’instant T. Parce que je suis bien &#xe9;lev&#xe9;e, parce que je suis une fille, parce que mes bras ont le diam&#xe8;tre d’une baguette de pain, parce que je d&#xe9;teste la violence, en th&#xe9;orie et dans la pratique. Et puis parce que je suis un peu l&#xe2;che aussi, comme tout le monde. La nuit tomb&#xe9;e, l’heure de la vengeance peut enfin sonner. Et puis r&#xea;ver au lieu d’agir, c’est pas pareil. On ne contr&#xf4;le pas ces choses-l&#xe0;. &#xab; J’ext&#xe9;riorise &#xbb;, voyez-vous, &#xab; je sublime &#xbb;, j’ai des excuses, quoi. Tous les gros lourds&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 1&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, crois&#xe9;s un jour de d&#xe9;veine, sont alors susceptibles d’en prendre pour leur grade. &#xc0; commencer par mon voisin du dessus, mon Richard Clayderman rien qu’&#xe0; moi qui, t&#xf4;t le matin le week-end et tard le soir en semaine, me ravit de ses petites impros au piano. Tellement persuad&#xe9; de son talent inn&#xe9;, ce prodigue autodidacte a d&#xe9;finitivement effac&#xe9; de ses priorit&#xe9;s artistiques tout soucis de m&#xe9;lodie. H&#xe9;las pour lui, triple h&#xe9;las pour moi, Mozart comme m&#xe9;tier, c’est d&#xe9;j&#xe0; pris. Dans la vraie vie, j’ai signal&#xe9; –calmement- &#xe0; ce pianiste conceptuel que je n’&#xe9;tais pas trop amatrice d&apos;envol&#xe9;es lyriques, et ce particuli&#xe8;rement entre une et deux heures du matin. En vain. La v&#xe9;rit&#xe9; c’est que je r&#xea;ve d&apos;arracher -calmement et une &#xe0; une- les touches de son piano, histoire d’aller au bout de ma d&#xe9;marche d’ext&#xe9;riorisation. La nuit, tout est permis. &lt;br /&gt;Sur ma &#xab; black list &#xbb; de redresseuse de torts nocturne, il y aussi le type du m&#xe9;tro, serial lover des souterrains draguant et insultant dans la foul&#xe9;e, habitu&#xe9; &#xe0; faire les questions et les r&#xe9;ponses. &#xab; Tu veux venir prendre un verre, hein, dis ? &#xbb;… Pas de r&#xe9;action du c&#xf4;t&#xe9; de la principale int&#xe9;ress&#xe9;e… &#xab; Ouais, c’est &#xe7;a va te faire *bip*, sale *bip*&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 2&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&#xbb;. Moi et mes bras en forme de baguettes de pain n’avons rien os&#xe9; r&#xe9;pliquer, pr&#xe9;f&#xe9;rant passer notre chemin comme si de rien n’&#xe9;tait, drap&#xe9;s dans notre dignit&#xe9;. L’indiff&#xe9;rence est pire que la haine para&#xee;t-il. Certes. Mais en attendant il y a des bonnes baffes qui se perdent. Petite, j’admirais Farah Fawcett, dr&#xf4;le de dame au c&#xe9;l&#xe8;bre brushing insolent et invincible, capable de faire mordre la poussi&#xe8;re &#xe0; un sale type&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;b&gt; 3&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; en une seule prise de karat&#xe9;, le tout sur talons aiguilles, en jean pattes d’eph ultra moulant et sans jamais se casser un seul de ses ongles manucur&#xe9;s. La grande classe. Bon, je vous laisse, je dois aller faire une petite sieste. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Pour entrer dans cette cat&#xe9;gorie, il suffit de d&#xe9;blat&#xe9;rer des blagues de blondes &#xe0; longueur de journ&#xe9;e, d’adorer l’humour de Cauet, de savoir d&#xe9;capsuler une Heineken avec ses dents et d&apos;en tirer une grande fiert&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; *biiiiiip*&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 8pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; color=&quot;#ff3366&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: Tahoma;&quot;&gt; Le sale type est tr&#xe8;s facile &#xe0; reconna&#xee;tre dans l’imagerie made in Am&#xe9;rique des seventies : des petits yeux brillants voire vicelards, une mine patibulaire, une barbe de trois jours, une d&#xe9;marche post Far West et une diction qui laisse &#xe0; d&#xe9;sirer. Un sale type, quoi. &#xc0; noter que sa pr&#xe9;sence est g&#xe9;n&#xe9;ralement subtilement signal&#xe9;e par une petite musique vaguement inqui&#xe9;tante&lt;/p&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 12 Aug 2007 14:53:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>