ça sent pas la rose

Ceci n'est pas un vrai blog de fille. De toute façon j'ai jamais su faire les bracelets brésiliens.

28 octobre 2007

La vie en rêve

malincommeunsinge

Petite, je refusais de dormir. Par principe et pour cause d’emploi du temps déjà surchargé. 8h : faire un chignon banane à Barbie. 8h30 : démontage de Lego. 8h45 : re-montage de Lego. 9h : sortir le Monopoly. 9h05 : ranger le Monopoly, plus trop envie de jouer finalement. 9h10 : démarrage d’un nouveau scoubidou. La tête sur l’oreiller, bon pied bon œil (grand ouvert l’œil), je guettais le marchand de sable. Vas-y bonhomme, jette-le ton sable, de toute façon je ne dormirai pas et dis aussi à ton pote Nounours de retourner dans sa grotte (voir « Bonne nuit les petits » pour comprendre). On a les combats qu’on peut. De guerre lasse, j’ai fini par baisser la garde et les paupières par la même occasion. Rendez-vous vous êtes cernée ! Deux encombrantes valises sous les yeux, je ne pouvais plus fuir. Il fallait dormir. Destination : le pays des rêves. Depuis, mon petit cinéma intérieur fonctionne toutes les nuits ou presque. Courses-poursuites, psychopathes multirécidivistes, situations abracadabrantesques : dans la vie comme dans les rêves tout ne se passe pas exactement comme l’avait prévu le script. Je veux courir, mes jambes se dérobent. Je vous parler, ma langue fait grève. Je veux m’en sortir mais je ne trouve pas l’issue de secours. Rêver, c’est pas de tout repos. Le scénario est mal ficelé et le réalisateur, inconscient, s’acharne à me malmener. Parmi mes derniers périples en date, une étrange histoire peuplée de macaques, de fringues et de Christine Bravo sur fond de bons sentiments. Un vrai nanar, quoi. Le lendemain matin, j’ai essayé d’analyser le tout devant mon bol de céréales.

Explications :

Scène 1 : je suis dans un jardin. Entre deux buissons je découvre un macaque et son petit, mini singe adorable qu’on croirait échappé d’un magasin Joué Club. Il tient dans ma main. Je suis sous le charme, complètement gaga, mon diva de chat snob et caractériel n'existe plus, c'est décidé je veux un singe, un vrai, que j'appellerai Maurice (ça c'était pas dans le rêve).

Scène 2 : ma sœur m’apprend qu’il faut récolter de l’argent si on veut sauver du froid le fameux macaque et sa progéniture. Aussi convaincante que Nicolas Hulot, Brigitte Bardot et Alain Bougrain Dubourg réunis, je rejoins la lutte.

Scène 3 : j’ai une idée : créer une ligne de vêtements pour bébé baptisée « Macaque » et récolter ainsi rapidement des fonds. Ça se confirme, je n’ai absolument aucun don pour le marketing.

Scène 4 : nous ouvrons une boutique. Problème, l’intérieur est en ruine et il y a d’atroces rideaux en panne de velours rouge accrochés aux fenêtres. Motivée, je décide de tout miser sur la vitrine.

Scène 5 : les affaires vont mal, nous avons besoin de publicité. Je décide alors d’accorder une interview à un journaliste pour balancer tout ce que je sais sur Christine Bravo. Grâce à ces sordides confessions, j’espère lancer « Macaque », ma collection de vêtements, ma bataille. Puisque que je vous dis que je suis nulle en marketing.

Scène 6 : dans le fameux journal je déclare « Christine Bravo est une conne ». La Christine en question n’est pas contente et me le fait savoir les yeux dans les yeux. Son visage est flou mais on s'en fout, c'est un rêve à petit budget. On s’engueule, elle s’en va.

Scène 7 : éprouvée, je retourne auprès de maman macaque et de son petit avec le peu d'argent récolté.

Scène 8 (dénouement) : ma sœur m’apprend, plus du tout concernée, que les deux macaques ne sont plus là depuis bien longtemps. La mère s’est fait la malle, son gosse sous le bras. La garce.

Conclusion 1 : ne jamais faire confiance à un singe, même en détresse.
Conclusion 2 : Macaque n'est pas un bon nom de marque, enfin pas au point de rendre du temps de cerveau humain disponible.
Conclusion 3 : mais bon sang pourquoi Christine Bravo ?


Posté par Rosa Rose à 16:25 - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires

    Ah bah ça me rassure. Je constate que je ne suis pas la seule à faire des rêves euh... comment dire... saugrenue voire macaquevelique

    Posté par alicepattes, 28 octobre 2007 à 18:13
  • C'est exactement le commentaire que j'allais faire ! Cela dit, parfois, c'est super bien ficelé, je me souviens notamment d'un séminaire avec ma boite, et quand à la fin j'apprends qu'en fait j'étais dans un hopital psychiatrique, tout collait parfaitement, voilà pourquoi c'était une cantine et pas un restau, voilà pourquoi y avait plein de mecs qui gardaient les portes, tout ça tout ça =)

    Posté par christophe, 28 octobre 2007 à 21:31
  • Si vous cessiez de manger des céréales sur les emballages desquelles dansent des "singes joyeux" vous ne feriez pas ce genre de rêve. Pour ma part, j'évite de rêver aux MEGA DOG en boycottant les boîtes de OUKILé (Monoprix). Le chien géant se cache en évidence derrière les immeubles de la City et IL N'Y A PAS DE MOUCHE SUR LE PARE-PRISE DE LA VOITURE ORANGE - les initiés comprendront mon calvaire (le corps et l'esprit brisés par une nuit courte accaparés par cette vaine recherche de mouche fantôme).

    Posté par nomegadog, 28 octobre 2007 à 22:28
  • Merci

    Comme à mon habitude je vais faire un tour sur ton blog (Docteur est aussi mon ami). Et qu'est-ce que je vois, tu m'as mis dans tes liens. Merci, trés touchée. A bientôt

    Posté par viscose & acryli, 29 octobre 2007 à 13:13
  • Faut reconnaitre que des fois on est (presque) content de se réveiller

    (et pourtant j'aime pas me réveiller)

    Posté par David, 31 octobre 2007 à 10:56
  • AlicePattes> "macaquevelique" : j'ai adoré...
    Christophe> Ah le monde merveilleux de l'entreprise ! Très drôle le coup du séminaire qui s'avère être un internement.
    nomegadog> Ce jeu fait mouche (voir au dos des paquets de "céréales fourrées chocolat" MONOPRIX "7 vitamines+fer+source de protéine".
    Viscose & acrylique> j'aime beaucoup ton blog 100% anti-cachemire.
    David> je confirme, j'étais carrément soulagée.

    Posté par Rosa Rose, 02 novembre 2007 à 12:35
  • C'est bien ici...

    C'est tout rose mais on se sent bien bien, c'est tout bizarre mais on se croit dans la réalité...

    comme dans un rêve...

    Posté par Algernon, 02 novembre 2007 à 15:58

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